Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 20:56




Oui, je suis comme ça ce soir. Le fuck avec un grand doigt, le fuck en fa majeur, le fucking double bullshit totalement impoli, caractériel et incorrect. Celui là-même qui montre du doigt cette pauvre humanité emplie de contradictions et de pure connerie, celui qui dépasse les bornes des limites, qui s'élève face à l'intense pénibilité causé par les autres, le "you fuck my wife ?", le fuck you d'Archive, de Lily Allen, de Cee Lo Green, ou de Placebo, le FUCK des anarchistes, révolutionnaires, punk, Punky Brewster et autres contradicteurs notoires.


F.U.C.K


Vous avez remarqué l'ampleur du truc là ? La censure de merde qui pollue tout. Dès que Charlie Hebdo fait une couv ça grince, Sophia Aram dit des vérités elle est menacée, et dernièrement Stéphane Guillon balance une pointe de rigolade sur l'affiche de son dernier spectacle et la très pure RATP censure et arrache les affiches. Je me souviens être née dans une démocratie, un pays où j'ai vu Thierry le Luron, Coluche, des mecs qui secouaient le prunier à connerie. Aujourd'hui, on se fait prudes, on pateauge dans le bénitier, on joue les petits cathos bien proprets, mais ça, ça c'est en façade. Car si on soulève un peu le voile, on peut découvrir l'immaculée et si lubrifiante hypocrisie congénitale. Dans un pays où Madame Le Pen fait 20%, dans un pays où l'on pointe du doigt des ethnies, dans un pays qui ruine les pauvres et paluche les riches, dans un pays où encore 40% des français sont homophobes, dans un pays où l'on pratique encore la chasse et la corrida, dans ce pays se joue une grande comédie.
La comédie du "non mais oh c'est pas moi, c'est lui"  et du   "je suis gentil et pur mais j'aime bien torturer des petits hamsters en tordant leurs petites pattes pour faire des tortillas tout ça".

Donc Stéphane Guillon a eu un problème à cause de ceci :



Moi je trouve ça très fin et ça m'amuse. Fait-il référence à notre cher président du royaume français ? Ahahaha, on s'en fout ! Si ça se trouve il fait référence à une population de chenilles qui migre en mai ; vous savez celles avec des poils dessus et des couleurs invraisemblables qui se déplacement en faisant des lettres N.
Cette affiche que j'affiche avec fierté parce que j'ai même pas peur de la censure, d'ailleurs j'urine nonchalamment devant la porte de la censure. La censure interdit toute réflexion, elle est définitive et totalement subjective.
La RATP a fait coller ces affiches et puis après un temps de réflexion (4 secondes et demi), les gars du transport en sous-sol ont décidé de tout ôter, parce que soit disant on ne parle pas politique dans le métro. Hum,hum. Qui a dit que cette affiche comportait un message politique ? Et les affiches de petits lépreux qui font pleurer les enfants, ça c'est toléré ? Et les affiches de pub qui pourrissent nos cerveaux pour nous faire acheter des balais à chiotte ou des raviolis bourrés de colorants, ça passe ?
La RATP nous la joue "jeune jouvencelle", elle ne prend pas partie voyez-vous, et elle n'aime pas les provocateurs. Par contre la dégueulasserie du métro parisien qui pue l'urine et les défécations multiples, ça c'est normal ! Le billet à 1,90€ ça c'est archi-normal, la sécurité à deux balles qui laisse libre-court aux pickpockets aucun soucis !!!
Il ne faut pas laisser une telle affiche dans le métro, ça pourrait faire réflechir les gens. Enfin les gens...les blaireaux quand on voit la gueule qu'ils tirent tous là-dedans ! Et un blaireau qui réfléchit, c'est pas joli-joli ! Nan, mieux vaut laisser les pubs pour les nouilles, au moins tout le monde se reconnait là-dedans puisque c'est la même consistance que le cervelet de ces pauvres petits français auxquels on n'ose plus rien dire par peur de les froissouiller.

Toutes ces méthodes, c'est un peu comme prendre de l'aspirine quand on a de la fièvre...on masque le mal sans le guérir et on finit par cracher ses poumons sur le carrelage javélisé d'un hôpital. Un jour, cette pratique de la censure à col rabattu explosera à la gueule des censeurs, et croyez-moi, je serai la première à venir ramasser les morceaux !

F.U.C.K !


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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 15:27

Jean Guitton, philosophe français décédé en 1999 a dit ceci à propos du temps (qui passe, pas le temps / climat d'Evelyne Dehliat) :
"Je n'aime pas les choses qui se terminent. Je n'aime que les commencements. Je vis dans le temps qui commence. Car il contient la promesse de tout ce qui va suivre".
Je crois, non je suis sûre que cette citation me correspond. Vous allez me dire : "mais on s'en fout un peu, raconte nous encore des histoires rigolotes avec des connards", et je vous réponds, patience. Dans la semaine, retour des romans-photos avec joyeux parallèles sur l'actualité riche de ces dernières semaines. Je reprends donc ma rédaction égocentrique d'actrice/spectactrice de la génération X dont je fais partie (la génération Y étant celle représentée par les 18-30 ans), membre active de Facebook vitrine du sur-moi exacerbé dans laquelle je suis tombée avec, et je n'en ai pas honte, délice et gourmandise.

Parler de soi c'est bien de temps en temps, donc je ne vais pas m'en priver aujourd'hui, car se faire plaisir permet de vivre plus longtemps.

Je hais les fins. Ca a commencé quand j'étais petite ; j'ai vu Star-Wars à sa sortie en 78, j'avais 5 ans, et à la fin, j'ai chialé. Non pas parce que j'avais le trouillomètre à zéro, l'esprit envahit d'images nouvelles et fantastiques, mais parce que le film était fini. Idem pour le Choc des Titans quelques années plus tard. Je ne pouvais pas admettre que ce soit terminé, c'était au-dessus de mes forces de loutre. Cette phobie de la fin ne m'a jamais quittée. Je n'admets pas la fin de Noël, je conchie la fin de l'été, je pleure sur la fin d'un magazine adoré, j'ai envie de m'ouvrir les veines avec un trombone quand une série de bouquins qui me hante s'achève, je développe des angoisses irraisonnées quand je dois quitter ma famille, et par-dessus toute la montagne de mes peurs, je ne peux pas imaginer sereinement la fin de la vie.
Certes, je ne suis pas naïve, j'ai compris le fonctionnement de la Nature qui est là, sans se poser de questions, sans se soucier de notions de Bien et de Mal, se contentant d'être et de disparaître. Il n'y a rien à y comprendre, on  naît, on vit, on meurt, comme tout ce qui est sur cette Terre, et cela n'a pas de raison, c'est un cycle immuable et imbattable.
J'ai longtemps cru que mes proches et moi pouvions rester ensemble et vivant pour toujours.
La mort ? Pour les autres, pas de ça chez nous !
A 38 ans, je me suis fait une raison, et je ne peux mettre aucun mot sur la terreur qui siège en moi lorsque je pense à la disparition des proches, et bien sûr, de ma propre disparition. Difficile pour mon esprit encore rempli d'arc-en-ciel et de Goldorack Go de penser qu'un jour, je serai, comme tout un chacun, dans le non-être, le rien, le néant le plus absolu. Et c'est bien une peur idiote d'humain que d'avoir peur du vide, puisque, par définition, il n'existe pas et la non-existence empêche toute pensée et toute souffrance.
On le sait maintenant, peu de morts s'inquiètent une fois au tombeau : "oh merde, j'ai oublié d'eteindre la cafetière !".

A contrario, j'aime passionnément les commencements. Entamer un Kinder Délice est jouissif, et démarrer une nouvelle histoire d'amour est sûrement l'événement le plus orgasmique de la vie. Enfin ça l'est, en ce qui me concerne. Le début d'une histoire, vous savez, ce moment où rien n'est fait, mais où l'on sent les prémices de quelque chose d'imminent, ces instants de tâtonnements et de "vas-y que je te cherche", sont des morceaux de vie qui me mettent dans un état proche de la prise de champignons hallucinogènes mixés au bulghour polonais avec une goutte d'absynthe.
Tout change, le quotidien se colore, le réel frôle l'irréel, on vit en apesanteur, on ne dort plus, on mange à peine, le corps sécréte des machins qui terminent en -phines- et qui rendent conquérant, et heureux. Heureusement que cet état ne dure pas, on décéderait tous à 30 ans, emportés par un infarctus violent que même l'application pour iPhone "arrêt cardiaque" ne pourrait prévenir ou guérir.

Alors comment vivre quand on aime que les commencements et que l'on hait les conclusions ? Vivre comme Jean Guitton : "vivre dans le temps qui commence, plein de promesses". Chaque journée qui commence peut cacher moults surprises. Et si on granularise davantage, chaque commencement de tout peut abriter quelque chose de neuf :
monter dans le bus : "tiens, peut-être qu'aujourd'hui y'aura Louise Bourgoin dans le bus !"
arriver au boulot : "tiens, peut-être qu'aujourd'hui la connexion à Facebook va fonctionner !"
entrer en réunion : "tiens, peut-être qu'aujourd'hui on va y apprendre des trucs vraiment intéressants !"
manger à la cantine : "tiens, peut-être que ça va être bon aujourd'hui !"
faire les courses : "tiens, peut-être que tout sera gratuit pour une fois !"
rentrer à la maison : "tiens, peut-être que ma femme, mon mari, mon chien (rayez les mentions inutiles) m'attendra totalement nu sur le canapé ce soir !"

Vous l'aurez compris, pour tordre le bras au temps qui passe, nous rapprochant chaque jour un peu plus du trépas qui pique, il faut se rappeler à chaque instant de vivre le présent comme le début d'un truc.

Cet article touche à sa fin, ça me fait mal, mais il signe le début d'un prochain nouvel article, et ça, c'est beau.



"Oh John, j'ai si peur du temps qui passe, vous ne m'aimerez plus lorsque j'aurais 80 balais et des prothèses de poignet !"
"N'ayez crainte Belinda, ça n'aura plus d'importance puisque d'ici là, j'aurais perdu la vue"
"John, j'ai mal aux cervicales à force de plier ma nuque nonchalamment en arrière...et que se passe t-il derrière-nous ? Y'a des gens ! Qui sont-ce ?"
"Belinda, c'est nous ! C'est une mise en abime, vous êtes si belle et si naive Belinda, j'ai envie de vous prendre violemment là comme ça, sans prévenir, sans lubrifiant, sa
ns fin !"


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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 16:40

La brisitude est une forme d'agacement terrible exercé par certains humains qui ont probablement quelque chose de coincé quelque part depuis des années. On les nomme aussi les : aigris, mal-baisés, pas-baisés du tout, acrimonieux, amers, ayant une balayette Swiffer quelque part par là, etc etc...Vous en connaissez tous au moins un ou une.
Le milieu professionnel permet à ces personnes de pratiquer leur pollution nerveuse au quotidien, peu de risques collatéraux, les gens restant relativement politiquement correct, alors que dans la vie privée cela créé bien souvent des péripéties ombrageuses telles que : l'infidélité, voire le divorce, parfois même le meurtre.
J'en connais une qui est formidable. La palme, l'Oscar de l'emmerdeuse. On l'applaudit bien fort. Nous allons l'appeler Simone afin qu'elle restasse dans l'anonymat, et en plus elle a bien une tronche à s'intituler Simone, qui rime un peu avec, conne ou trombone, mais cela n'a rien à voir.

(Note de l'auteure : je demande par avance, aux Simone qui lisent ce blog de bien vouloir me pardonner)

Simone semble atteinte de troubles comportementaux graves OU d'un Alzheimer lunatique. Voyons ensemble comment cela se passe. Imaginez une réunion de travail dans laquelle Simone va faire une demande particulière ; par exemple qu'elle souhaite intégrer dans un document une analyse sur la floraison des choux-fleur en Namibie. Mon équipe, experte en production de ce type de document, explique que cette thématique sera abordée dans un autre document, et que, comme il n'y a pas grand chose à dire à cette saison sur les choux-fleur, que cela n'a pas une réelle importance. Simone acquiesce. Tout le monde est d'accord et on se quitte joyeux sur un air de bignou breton.

Une semaine plus tard, point sur l'avancée du projet. Mon équipe présente le document. Subitement, Simone qui a passé un réveillon de merde et qui a vomi ses huîtres intervient et nous dit :
" oui mais alors là je vous arrête tout de suite, je ne comprends plus rien, où est l'analyse de la floraison des choux-fleur en Namibie que l'on avait demandé la dernière fois ?"

-----passage de petites mouches-------

Là évidemment, on a envie de dire à Simone que l'on a déjà évoqué le sujet, que l'on s'est déjà expliqué, et qu'il n'était pas question d'en parler dans ce document et que même, elle en était elle-même d'accord.
Allez hop, et une envie de faire du mal à Simone une :


Tir au lance-flammes dans les cheveux de Simone force 1

Quelques jours passent, la production avance bien, pas d'alertes particulières. Point intermédiaire avec tout le monde, dont marketing, nos équipes, et celles de Simone. Elle est là bien sûr, la bouche à l'envers comme à son habitude, Simone ne pratiquant pas le sourire, sûrement par peur d'une tendinite du menton. Les échanges battent leur plein, toutes intéressantes et globalement intelligibles. Je pose la question fatale censée clore les débats :  "d'autres remarques ?". Je sais que Simone va intervenir. Elle fait sa loutre silencieuse pendant 1 heure, et puis à la fin, telle la cerisette dans le Mon Chéri, elle balance : "y'a quand même quelque chose de bizarre qui me chiffonne, on ne s'était pas mis d'accord sur le fait de parler de la floraison des choux-fleur en Namibie ? Hein ?".
Bon à ce niveau là, tu visualises effectivement bien le chou-fleur, mais bizaremment ce n'est pas le légume, c'est la tronche de Simone, en chou-fleur, après s'être faite latter la tronche à coups de cornemuse.


Tir au lance-flammes dans les cheveux de Simone force 2

Une production demande plusieurs semaines de pure concentration et de travail. Les réunions regulières permettent d'assurer à tout le monde une vision globale et la validation d'un message commun. Lors de la relecture avant test du document sur le terrain, on relit la totalité, s'attardant autant sur le fond que sur la forme. Simone participe, normal, elle n'a pas pu emmerder sa collègue aujourd'hui, cette dernière ayant chopé une otite des omoplates. Sa jauge d'agacement est à son maximum, ça se voit sur elle, sa narine remonte constamment dans un tic nerveux qui fait tremblouiller sa lèvre supérieure ; elle a besoin de sortir tout ça sinon c'est l'implosion. Autour d'elle, les équipes sont dans le rouge, les points de vie et de santé mentale au minimum après 5000 réunions et 12347 relectures. Simone est comme un coq en pâte ; ça va saigner. Alors que tout le monde se croit sauvé des eaux, Simone lève la main. Le silence se fait, on s'attend presque à entendre le souffle rauque de tuberculeux de Dark Vador.
Elle dit : "il manque quelque chose". Ce à quoi je réponds dans un air vague et innocent : "ah ? quoi ?". Et elle, l'air assuré, menton hautain en avant, sourire en coin : "où sont les slides sur la floraison des choux-fleur ?".
Tu as envie de répondre : "je ne sais pas Simone, dans ton cul peut-être ?". Mais tu te retiens, car là tu ne sais plus. Tu ne sais plus si Simone le fait exprès, si Simone fait du forcing mental en se disant qu'à force d'insister elle aura gain de cause, ou si plus grave, elle est atteinte d'une maladie mentale Alzheimer ou autre maladie incurable née par carence en poisson et autres Croustibats.


Tir au lance-flammes dans les cheveux de Simone force 3

C'est quoi le problème de Simone finalement ? Difficile à dire tant Simone reste stoïque à chacune de ses demandes répétitives qui font chier. Car elle n'a que cette remarque à faire à chaque fois ; Simone n'a pas d'avis sur le reste du document, elle focalise juste sur la floraison des choux-fleur, comme si elle jouait sa vie là-dessus. Peut-être qu'elle se dit que si l'on intégre pas les slides chou-fleurés, peut-être, je dis bien peut-être qu'elle perdra : sa vertue ? ses deux bras ? la raison ?
Elle a déjà du passer dans "Confessions Intimes"  : Simone a des tocs compulsifs, elle répéte toujours la même chose et elle aime tordre les poignets des nains. L'horreur.

Et vous, connaissez-vous une Simone ?


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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 21:38

Le Paris-Dakar a toujours été une course de gros connards ; on y a entre autre perdu Daniel Balavoine. Cet événement sportif de merde consiste à mettre en concurrence des pouilleux en voitures ou en motos qui crapahutent sur des circuits dunesques, sablonneux relativement dangereux.
Après avoir buté quelques petits africains avec leurs gros engins, les sportifobeaufs du Paris Dakar (P.D ça ne s'invente pas) ont déménagé en Argentine pour buter d'autres pauvres.
L'édition de 2012 a déjà du sang sur les doigts, si tant est qu'une édition a des mains. Un amateur (dans tous les sens du terme) est mort après une valdingue pas possible avec sa moto. La moto va bien. Je ne sais pas si c'est le cas de la femme et des deux enfants qu'il a laissé. Une vache est morte aussi, sur le coup, une moto à pleine vitesse lui est rentrée entre les deux omoplates.
Pas de bol pauvre animal traversant sereinement un lieu connu par coeur pour aller boire un coup, à quelques secondes près ton destin était plié, un abruti de race humaine a mis un terme à ta carrière de bovidé péruvien.

Personne n'a parlé de la bestiole. On nous a rassuré, alors qu'on n'en avait rien a poupougner, le motard a juste un rein perforé. Il s'en sortira. Il pissera de travers, mais il s'en sortira. La vache, tout le monde s'en fout. Elle était là, crevée, langue pendante sur le côté, déchiquetée, sans avenir laitier possible. Heureusement, Gérard Holtz le roi des beaufs nous a bien assuré que le pilote s'en sortirait. Génial. Pour des glands qui ont besoin de se dépasser pour s'assurer que leur pénis a une taille honorable, pour des sponsors sans scrupules, pour du fric qui schlingue, on massacre encore et encore et on ose appeler cela du ...sport. Dans sport y'a porc. CQFD.

Le sport professionnel rend con, celui qui le pratique comme celui qui l'acclame. Le PSG est devenu une succursale de Dubaï, les rugbymen commencent à se faire polluer et pose nus comme des midinettes pour des calendriers que l'on offre aux jeunes pucelles effarouchés ou aux gays refoulés, le vélo pue la dope, le ski déboîte les rotules, seul le Curling semble épargné.

Le Paris Dakar est un scandale, relayé par des abrutis. Fuyez le sport à la télé, lisez des livres et faites l'amour. Voilà deux très bonnes résolutions pour 2012.

Amen !


"Hé oui Marcel, le vélo, même avec un casque, ça tue !"

Psikopat - bandes dessinees - n°57 - vive le foot! le sport tue-cons!..


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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 22:35

Noël qui est une fête de joie et de bienveillance, surtout entre les genoux, rend en fait les gens totalement hystériques.
Ce soir, j'ai finalisé mes achats de cadeaux et je suis tombée sur trois cas sociopathes du ciboulot.

1ère sociopathe : la première est une gestionnaire de file chez un parfumier célèbre, ou parfumiste, allez savoir, enfin bref, une enseigne qui vend du "ça sent bon dans ta nuque" et des savonnettes à la fleur de tiarée. Le métier de cette dame consiste à distribuer des petits paniers et à s'assurer que les gens font convenablement la queue dans la file d'attente. Oui, parce que parfois, y'a des gens qui filent pas droit dans les queues, et alors après c'est un beau bordel, on ne sait plus à qui c'est le tour, l'attente se prolonge, et tout le monde termine totalement angoissé avec les mains qui tremblent et des plaques rouges entre les seins.
Cette dame, qui a donc raté sa vie, parce que bon, distribuer des petits paniers, bon voilà quoi...alors que je faisasse la queue toute bien droite, bien mise et propre sur moi, elle vient me voir et me demande : "vous avez votre carte de fidélité ?".
Alors déjà, si tu pouvais commencer tes phrases par "bonjour !" ce serait pas du luxe et ça donnerait une petite ambiance Nawel et Jésus dans la crèche pas dégueulasse. Je lui réponds donc que oui, et elle ajoute avec sa tronche en biais de distributrice de petits paniers : "nan parce que faudrait la sortir maintenant, on gagnerait du temps".
Oulalala, mais elle me les brise elle ! Alors déjà ma carte de fidélité je la sors quand je veux, ensuite y'a personne derrière moi, donc gagner du temps hein, tout est relatif, sauf si tu voulais finir plus tôt ma connasse, mais dans ce cas là, fallait pas gérer des files dans les boutiques à Noël.



2nd sociopathe : le second trou du cul de la soirée bosse dans une boutique qui vend du café tout prêt en gobelet OU en sachet, moulu pour toi, devant toi, c'est beau et ça sent bon. Une fois à la caisse, je sors mon badge professionnel ; que je vous explique, ma boîte étant collée à un centre commercial, les 6000 employés ont droit à des réductions pas piquées des hannetons (je voulais placer cette expression) dans les diverses boutiques du complexe commercial. Donc je sors mon bordel, et là, le vendeur légèrement kéké sur les bords regarde les clients derrière moi et dit d'un air moqueur : "ah ah ah, elle a de la chance elle hein, 1€ de réduction dites donc !".
Ce à quoi j'ai répondu : "hé ouiiiiiiii" avec un air totalement idiot de lutin du Père Noël, ce à quoi j'aurais voulu ajouter : "et je t'emmerde, joyeux Noël ducon la joie !". A noter que les clients derrière moi en avaient strictement rien à foutre de ma réduction.

3 ème sociopathe : la troisième bosse aussi dans une boutique de cosmétiques faisant concurrence à la première précédemment citée. Elle est à la caisse, et il est bien évident qu'à 19h, comme je suis juste la 3456 ème cliente, elle commence à vomir l'humain qui achète ces putains de cadeaux de Noël.
Elle s'appelait Marine ; déjà ça partait mal. Marine est jolie mais elle a menton proéminent, et elle ne sourit pas, ce qui n'arrange rien. Quand on sourit, le menton passe vers l'arrière, c'est une loi de la physique. Mais quand on fait la gueule, le menton reste bien vers l'avant, c'est tout juste s'il fait pas coucou avec un girophare pour attirer l'attention.
Alors que je focalisais sur son bout de menton, elle me demande : "vous avez une carte de fidélité ?" ...Rhaaa punaise vous commencez à me gripper les cerises avec vos cartes de fidélité ! Bon, faut dire que mon portefeuille en dégueule, je suis une nana, j'adore les cartes de fidélité ; j'ai l'impression de faire partie de clubs très sélects, alors que non (la carte Carrefour Market, ouah super sélect, la classe à Dallas !).
Bon, celle-là je ne l'ai pas sur moi, donc elle me demande mon nom, que je lui donne, et moi, sûre de mon coup tout ça, je lui balance mon prénom alors qu'elle m'a rien demandé. Elle fermouille les yeux d'impatience en guise de "je vous ai rien demandé" et me demande mon code postal, ce à quoi je réponds en ricanant, parce que je vous rappelle que moi, je suis en mode lutin de Noël depuis le début, j'ai une branche de houx sur le coin de l'oreille.
Ensuite, elle prend les articles dans le panier, et là elle tombe sur le sac de mes achats chez l'autre vendeur de cosmétiques. Moi, me croyant drôle parce qu'en mode SUPER NOËL, je lui dis : "owoowowo (rire idiot de Noël) je suis désolée, je suis allée chez votre concurrent direct !"...ce à quoi, Marine le menton a rétorqué : "humpfff!" en opinant du menton, ce qui voulait clairement dire "c'est pas drôle, tu me gonfles, je veux rentrer chez moi les clients sont tous des cons !". Bide total. J'ai donc zieuté les gloss en sifflotant, pour me rendre compte que c'était des boules Quiès.
Bon, c'est après ça que je suis partie en vrille totale, j'essayais de rentrer ma carte bleue dans un appareil sans fente à carte bleue jusqu'à ce qu'elle me dise : "ah non mais c'est moi qui prend la carte...", ce à quoi j'ai répondu : "ahahaha oula ben oui j'suis conne y'a pas de fente, j'ai besoin de vacances moi", ce à quoi elle a baragouiné dans son menton : "humpff vous pouviez pas savoir !"...mais j'ai senti combien ça lui coûtait de dire ça et j'ai bien entendu la suite de sa phrase : "t'as pourtant des yeux connasse non, tu vois bien que y'a pas de fente et toi tu tentes d'enfiler ta carte dans un appareil sans fente, nan mais hoooooOoOoOoOoooo merde la période de Noël, les gens sont trop cons, amenez-moi un gel douche à la pomme que je lui en foute dans les yeux à cette pouuuuufff là !!! J'en ai marre, je vais les cramer les rennes du Père Noël moi !!!"

Note supplémentaire de l'auteure : en écrivant cet article, j'allège mon esprit en regardant NRJ12 où une femme parle de son obésité. En fait, elle est grosse ET elle vit à la Bourboule. Punaise, la Bourboule...ah quand ça veut pas, ça veut pas !

Joyeux Noël mes amis. Que la magie de Noël vous chatouille les aisselles et vous dresse les poils, encore et encore.

Enjoy !
(le premier qui dit Coca-Cola prend une baffe)

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