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Les 100 ciels

une globule méchante jetée nonchalamment sur le monde

Dextérisation polymorphe (sadique, comme je suis)

N'ayez crainte... derrière ce titre compliqué ne se cache pas un article pompeux et scientifique avec des équations à variables multiples à l'intérieur.

Si j'use de mots savants pour titrer mon nouveau jet d'encre virtuel, c'est juste pour épater la galerie et coucher avec des gens.

 

Au détour d'échanges avec une collègue, j'ai mis à nu mon côté sadique, capable de faire du mal imaginaire aux autres.

Ainsi, alors que nous parlions de notre milieu professionnel et d'une personne en particulier, je me suis mise à inventer de tous nouveaux concepts de torture qui auraient fait pâlir de jalousie n'importe quel bourreau des heures sombres de notre Histoire.

 

Or donc, nous en sommes venus à parler d'un bouquin sur des tueurs en série, et là, j'apprends qu'un d'eux aurait ...

 

INTERDIT AUX ÂMES SENSIBLES, A TOUS CEUX QUI CHIALENT DEVANT LE ROI LION, AUX MINEURS, AUX CARDIAQUES, AUX AMIS DES ANIMAUX ET DONC A MA MAMY :

 

un tueur fou aurait tué son chien en l'étouffant avec sa couenne.

 

J'avoue que sur le moment j'ai cru avoir mal compris. Je pensais que le mec avait étouffé son chien avec sa propre couenne de buveur de bière à lui, mais en fait non, c'était avec la couenne du chien. Cette anecdote m'a choquée, parce que déjà je me demande comment un être humain peut imaginer ça. Ensuite, j'ai visualisé la scène, et je me suis dit que ledit chien devait être un sharpei pour avoir une peau suffisamment élastique pour réussir ce tour de force. Ou alors, c'était un chien très gras. Quoiqu'il soit, cela ne peut pas marcher avec un Yorkshire ou un hamster.

 

Voulant alléger ce moment de tension, on a commencé à blaguer sur : "comment tuer un chat tout en rigolant un peu ?". J'ai soudainement un peu peur que des assoces portent plainte contre mon blog, mais avouez que nous avons tous parfois des idées saugrenues toutes pourries qui feraient passer Guy Georges pour un enfant de choeur.

Nous avons donc évoqué l'étouffement dans le bol de croquettes voire le bol de pâté Sheba. Cette image nous a bien fait marrer.

J'ai ensuite penser à un objet fort utile détenu par les amis chez lesquels je vis actuellement : le distributeur de croquettes. Equipé d'une minuterie, l'appareil s'ouvre chaque matin à 5h, offrant ripaille aux chats.

Souhaitant me venger de l'un deux qui m'empêche de dormir, j'ai imaginé retirer toutes les croquettes de la gamelle, et je me suis régalée en imaginant la suite de la scène :

 

Il est 4h57 du matin aux alentours de l'aurore, et cela n'a rien à voir avec la princesse Aurore qui ramasse le pop-corn tombé sur le carrelage avec sa balayette Swiffer et sa robe en chiffons.

Mon ami le chat interroge son horloge biologique, observe la position de la lune, et constate avec un sentiment de satisfaction de pacha propre à sa race, qu'il va pouvoir bouffer comme un porcelet dans quelques minutes.

Traînant nonchalemment les coussinets sur le parquet recouvert de boulasses de poils qu'il s'amuse à perdre inopinément, il se rend sans hâte vers la cuisine. Il dresse l'oreille (une seule suffit, un chat s'économise) et constate que le ronronnement de la minuterie arrive à échéance. Habitué à ce qui va suivre, il se pourlèche les babines, se disant que les humains sont vraiment bien dressés par les chats pour leur fournir de telles machines. Il visualise déjà le capot de la gamelle s'ouvrir, et s'attend à découvrir béat d'admiration et de contentement intestinal, une orgie de délicieuses croquettes fumées au saumon avec des vitamines pour avoir le poil soyeux et la truffe humide.

5h tout pile, la minuterie s'arrête ; le chat ne détache plus son regard de la machinerie magique. Le clapet se lève, doucement, la pupille du chat se dilate, l'excitation est à son comble, sa patoune droite tremblote de plaisir malgré tout ce qu'il fait pour se contenir et conserver une apparence fière (c'est un chat)...mais tout à coup, c'est la stupeur et même l'effroi fatal qui pique, il se rend compte que quelque chose ne va pas...IL N'Y A PAS DE CROQUETTES ! PUTAIN DE BORDEL DE CONNARDS D'HUMAINS ! ILS N'ONT PAS MIS LES CROQUETTES !

 

Et moi, j'observe la scène de l'entrée de la cuisine, le chat se retourne et me lance un regard de défi.

Il sort ses griffes une à une, et me mime l'égorgement en passant ses pédicules acérés le long de son cou velu.

Oui mec,  la guerre est déclarée !

 

Plus sadique encore, ma collègue a proposé de remplacer les croquettes par des clous.

Bon ça va, je suis donc saine d'esprit par rapport à elle.

Hélène G. cet article t'es spécialement dédicacé !

 

Capture-2-copie-1

 

  

Cela a inspiré la suite de la conversation. Notre folle enfance.

Tous les enfants testent leurs penchants sadiques. En général, ce sont les insectes qui le paient cher.

Qui n'a pas placé un petit insecte dans une toile d'araignée pour voir l'arthropode le dévorer ?

Qui n'a pas tenté un petit feu de joie dans une fourmilière pour observer la panique générale et empêcher les fuyardes de se sauver avec des murets de cailloux ?

Qui n'a pas tenté de couper des têtes, arracher des pattes, verser des produits toxiques sur des mouches pour voir si, même sans ailes, elles volent encore ?

Ma collègue bien emballée par la conversation (mais quelle sadique !) m'a raconté avoir tenté de noyer des fourmis, et, dans un accès de clémence, en sauver quelques-unes d'un destin froid et humide, similaire aux passagers du Titanic.

J'ai adoré. Ces fourmis sauvées des eaux, ont vécu quelque chose de différent de leurs congénères. Elles ont frôlé la mort et vue leur vie défiler, pouvant ensuite propager la rumeur dans leur colonie : oui, quand on va mourir, on voit une grande lumière, et parfois aussi un être géant qui vous rattrape, probablement Dieu.

 

Tout cela m'a rappelé combien les humains peuvent être pervers et sadiques. Enfant, l'humain règle les niveaux "BIEN" et "MAL" en mettant en scène la souffrance. Heureusement, dans la majorité des cas, les gardes-fou se mettent en place et empêchent toute vilainie cruelle envers autrui.

Parfois non. Les enfants passent des fourmis aux petits chiens, puis des petits chiens aux humains. Les gardes-fou n'ont pas d'emprise sur eux. A la base, nous sommes donc des graines de tueurs en série, les conditions dans lesquelles ont grandi font la différence. Ou pas.

 

Dormez-bien bande de petits chenapans.

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Dieu 21/03/2013 14:12

Je t'aime !

Sékateur 19/03/2013 18:41

Moi je me suis fait la main à la pêche, sur des poissons ou des grenouilles...

Camisole 19/03/2013 18:38

Pour faire aboyer un chat, c'est trés simple. Prenez un chat (l'angora est particulierement adapté)dégotez vous un tonneau Elf, BP, Total selon votre preference... plonger le chat plusieurs fois et
laisser partager 10 min, Sortez le chat et degainez rapidement votre boite d'allumette, craquez la tel un John Wayne ou un Lucky Luke -c'est selon- sur un poteau, un copain/copine mal rasé(e), sur
un coude de fonctionnaire, ou encore sur la grattoir fourni avec la boite (mais vous perdrez en "style".) D'un geste nonchalamment gracile, leste et savant -oui tout ça- jetez votre allumette
directement sur le chat: "WOUF"
(moui moui je m'en vais...)