une globule méchante jetée nonchalamment sur le monde
21 Novembre 2011
En 1981, la peine de mort a été abolie en France. Une avancée éthique importante. La peine de mort transforme les hommes en Dieux, alors autorisés à donner la vie ou la mort à leur guise et selon la pression de la vindicte populaire. Elle peut servir à gagner des élections, elle soulage les familles des victimes ou se goure totalement et condamne des innocents. Le dicton "oeil pour oeil" n'a pas lieu d'être dans une société civilisée, et il faut oser donner une "seconde chance".
Parlez donc de "seconde chance" à la famille d'Agnès.
Tout est basé sur un paradoxe insondable :
d'un côté on se dit qu'effectivement la peine de mort est juste faite pour des sociétés barbares
d'un autre côté le refus de la peine de mort entraine des morts d'innocents
Vous aurez sûrement remarqué, que la majorité des actes violents entrainant viol et mort de jeunes femmes, sont réalisés par des ...récidivistes. Si l'on regarde ce fait avec distance, parce que la jeune fille tuée n'est pas de notre famille, on trouve la peine de mort abominable, parce qu'on pense que les gens peuvent changer. Si l'on regarde ce fait du point de vue de la famille de la victime, on se dit forcément, que si le criminel avait été éliminé, la jeune fille serait encore en vie.
Ce dilemne ne repose que sur une seule question : les criminels sexuels peuvent-il vraiment guérir ?
Je n'ai aucune connaissance médicale, psycho et compagnie, je devrais donc fermer ma gueule, mais si on regarde l'histoire, je serais tentée de répondre : non. Indéniablement, un tordu qui viole et assassine, et irrécupérable.
Le destin d'Agnès repose sur un seul fait : l'erreur d'un psy. Le directeur a été injustement accusé, alors qu'on apprend qu'il existe un secret de justice qui ne permet pas de savoir ce qu'a fait un délinquant que l'on héberge dans un établissement à 80% composé de filles. Mais un psy a parlé, ausculté, étudié le malade mental, et il a estimé qu'il pouvait reprendre une vie sociale. Le bilan ? Agnès.
Alors que doit-on faire ? A chaque fois qu'un tel drame arrive, le gouvernement se réunit et pond des lois nébuleuses, souvent inapplicables. Doit-on vraiment enfermer ces gens, et tenter de les soigner, les faire sortir dans 10 ans et voir ce qui va se passer ? Réfléchissez bien à cette question : êtes-vous vraiment contre la peine de mort ?
Cela me fait revenir à mes fièvres misanthropiques. Quand je vois les gens dans la rue, dans le métro, dans le bus, en foule compacte, j'ai envie de les buter. Certains attribuent cela à de l'aigreur et plus vulgairement a "mais tu es mal baisée ma fille ou quoi ?". Pardon par avance aux yeux chastes et purs qui lisent ce blog. Je ne pense pas que mon problème vienne de remontées coïtales mais plutôt d'une certaine lucidité. Quand j'entends certains propos, quand je vois certains comportements, j'ai envie de prendre une bûche et de l'écraser bien fort dans les dents de mes frères humains. Tenez ce matin, ça n'a pas raté : le dirigeant Yémenite qui, après 30 ans de règne, et des milliers de morts sur la conscience, quitte le pouvoir avec le sourire et sans crainte de représailles. Tenez encore, Sarkozy qui change encore d'avis, Hadopi 3, le comportement honteux des Verts qui vont finir par faire perdre la gauche et bien fait pour leur gueule. Tenez encore, les déchets du nucléaire alors qu'il existe une autre solution, viable, vous avez juste à taper "thorium" sur Google. Tenez encore, la nouvelle campagne d'affichage du FN bourrée de messages de haine, de rejet, et de culcul la pralinette aigue. Ou tout simplement l'autre soir, cette femme SDF avec tout son bardas, seule sur le trottoir, regardant une vitrine de vêtements féminins, les yeux brillants. Et le monde indifférent. Et tous ces cons autour de moi incapables de se regarder dans une glace et de tenter d'aller dans le bon sens pour le bien général. Planète de cons !
Et pourtant, derrière cette misanthropie galopante, il y a des humains que j'aime à m'en faire exploser le palpitant. Putain de paradoxe. Si j'étais juste misanthrope, je pourrais cracher à la gueule des cons et cramer des trucs. Au lieu de ça, j'ai cette compassion et cet amour latents, qui font de moi une bonne petite personne prête à tendre la main, même parfois, quand on lui a écrasé le pied juste avant.
Bon alors quoi ? Où est la frontière entre naïveté, connerie congénitale, compassion, pardon, amour, envie de régurgiter sa purée et tendre la main (avec un couteau caché dans le dos au cas où) ?
Tenez, ça me fait penser aussi au Pakistan qui interdit d'écrire Jésus Christ dans des SMS. Pffrrrrllll...Monde de cons ridicules.

Judas, un exemple à suivre. (Rhoo merde, faut pas rigoler avec les images religieuses ? Et si je mets une photo de religieuse là ?)