une globule méchante jetée nonchalamment sur le monde
11 Octobre 2010
Aujourd'hui j'ai dû marcher dans le caca mais du pied droit.
1 ère mésaventure venture
Ce matin, j'ai pris le métro, ça m'arrive de moins en moins souvent puisque je vais bosser à pied (quand je suis en forme donc une fois par mois) ou en bus (tous les jours), et le métro ne me sert plus qu'à sortir sur Paris. Mais, étant en formation pendant 3 jours dans le très beau quartier de la Madeleine (vous sortez du métro vous tombez sur Fauchon, et devant Fauchon une vieille dame et son chien font la manche, quel monde merveilleux dans lequel on vit), donc étant à Madeleine, j'ai pris le métro et le super rapide Météor de la ligne 14, le métro qui fonctionne sans humain. La rame était blindée : ils m'énervent les gens à aller bosser aux mêmes heures que moi ! Donc, comme je suis bien élevée et que surtout, j'ai pas envie de me faire piétiner, je descends pour laisser les sortants sortir. Seulement voilà, j'avais à faire à une bande de veaux, puisque la sonnerie du "grouillez-vous de monter, les portes vont se fermer sur vos gueules" retentissait et que ces glands n'étaient pas tous descendus. La fille devant moi à fait un choix : bousculer le dernier pépé et rentrer en force. Le pépé sort, j'avance, et là, ben trop tard, la porte se referme sur mon joli sac Glee tout neuf . Juste le temps de le retirer vers moi, les portes claquent, et cette connasse qui était montée avant moi qui me regarde en rigolant. Salope ! J'ai failli mouru nom de Dieu ! Quand j'y pense, ça aurait été trop con de me faire décapiter les deux seins en allant à une formation Photoshop, j'aurais même pas su comment me retoucher !
2 ième aventure pas rigolote avec de la peur et du petit slip
Ce soir, je suis allée au sport : WOW vous dites-vous en titillant doucement vos petits pectorals imberbes. Oui, elle fait du sport, bravo quel talent ! L'entraînement commence à 20h30 et se termine à 22h30, ouais je sais, faut être motivée après une journée de boulot. Et ce soir, match en double, euphorie générale, je rattrape tout, je me sens belle wouaaahouuu, c'est le nirvana. Je descends au vestiaire me changer, il semble que je sois la dernière, et tout à coup j'entends : "allo ? allo ?". J'y prends pas garde. Deux secondes plus tard, tout est noir. Oh punaise ! Le truc que l'on redoute le plus au monde quand on est dans un vestiaire était en train de m'arriver ! Enfermée dans un gymnase des Hauts de Seine à 22h30 et sûrement ... pour toute la nuit. Mon sang ne fait qu'un demi-tour (même pas le temps d'en faire un), je tatonne jusqu'à la porte, je suis en slip, et je chouine comme une jouvencelle : "lumière, la lumière silvouplait !" (oui, même dans les moments de drame, je reste polie et bien coiffée, une vraie star). Dans ces moments là, on est tout bizarre...on a l'impression d'être au ralenti, les secondes flottent, on se dit que nan c'est pas possible que c'est une blague mwahaha, et pis en fait non, on a des sueurs froides, puis chaudes, puis froides, et le palpitant dans la gorge.
Dans le noir, une voix au loin et une porte qui s'ouvre "ah mais y'a encore quelqu'un, attendez j'allume".
Le gardien était parti, il était déjà derrière la grande porte en fer, deux secondes de plus et je dormais dans un vestiaire à la con, un vestiaire qui sent les pieds et les aisselles !
Le gardien me dit : " mais mademoiselle vous avez pas entendu quand je disais allo ?"
J'ai eu envie de lui dire que non puisque pour moi "allo" c'est quand on parle dans un téléphone, pas quand on hèle d'éventuels retardataires.
Une fois libérée et plus peur que de mal, je suis allée trouver mon bus : "30 minutes d'attente".
Là j'ai cru défaillir !
Quelle journée mes aïeux, j'ai failli être broyée entre les portes du Météor, puis passer la nuit dans un gymnase ...
Et demain ? Je perds un bras ?