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Les 100 ciels

une globule méchante jetée nonchalamment sur le monde

Une très très grande famille

Histoires de rues avec un peu de Biactol à l'intérieur

Les jeunes d'aujourd'hui sont très attachés à la famille, et ça, j'ai envie de vous dire que c'est beau. Entre eux, lorsqu'ils dialoguent, les jeunes sont tous des frères et des cousins. En fait, c'est pas compliqué à comprendre : pour les ados, tous leurs potes mecs sont leurs frères ou leurs cousins, et toutes les filles sont des salopes. Bon ok, c'est un petit peu raccourci mais j'ai jamais entendu parler de soeur.

Donc, dans les bus, les métros et un peu partout dans la rue, on entend des "mon frère" ou des "ouaich cousin" à tout bout de champ. Les mots ont un sens. Ainsi "mon frère" est plutôt utilisé lorsque l'on confie quelque chose de personnel comme ici dans cet exemple :

 

"je l'ai serré mon frère"

 

ce qu'il faut traduire par :

 

"en rentrant hier soir de l'Opéra, j'ai osé prendre la main de Joséphine qui a aussitôt rosi. Nous nous sommes assis sur un banc pour regarder les lumières de la nuit et les étoiles, accompagnés par le chant accordéonneux des ménestrels qui jouent des airs vieux mais connus pour les touristes parisiens. J'ai passé mon bras autour de ses épaules, je l'ai serré fort car elle avait froid. Bien qu'à ce moment là j'eusse senti un petit début d'érection, j'ai aussitôt pensé à notre Seigneur Jesus Christ et tout est rentré dans l'ordre. Je crois que je vais demander la main de Joséphine à son père. René, je te confie tout cela car tu es pour moi, comme un frère"

 

Le terme "cousin" représente un lien plus éloigné dans la famille mais néanmoins existant. Il est donc utilisé dans les phrases de moindre importance avec une incidence mineure sur l'avenir comme ici :

 

"j'ai la rage cousin"

 

ce qu'il faut traduire grâce à mon traducteur de traduction par :

 

"hier soir j'ai bu un panaché, résultat je n'ai jamais pu croiser le chemin de Morphée. Après ce manque évident de repos, mon corps est tout endolori et je me sens quelque peu contrarié. J'ai bien osé crier -flûtasse- ce midi à la cantine lorsque j'ai renversé mon Flamby sur la moquette, mais je m'en suis tellement voulu que j'ai récité un Pater, deux avé, et trois Gloria Patri et que j'ai flagellé mon corps de cent coups de fouet. De ce fait, je ne suis pas tout à fait dans mon assiette et je crois bien que je vais taper du pied dans 5 secondes"

 

Mais, le monde étant ce qu'il est, il arrive que le dialogue dérape et que les "mon frère" ou les "ouaich cousin" se mutent de manière inopinée et soudaine en "sale bâtard", comme dans l'exempeul ci-d'ssous :

 

"mais nan j'ai pas un bouton d'acné, sale bâtard !"

 

ce que l'on peut aisément traduire par :

 

"je vous serai grée de ne pas prétendre que j'ai une excroissance poreuse sur le faciès. Cela n'est qu'une vue de l'esprit cher ami"

En conclusion : qu'on vienne pas me dire que les valeurs se perdent et que les jeunes n'ont plus de respect ! 

 

Odette : "Raymond, je te serai grée de ne pas boire un Cacolac avant le dîner"

Raymond "ouaich cousine, c'est quoi cette coupe de cheveux en gaufrettes mini-vagues avec un harmonica dans la frange ?"

Odette : "tu t'es vu mon frère avec ton menton en forme de cul ?"

Raymond : "putain on est foutu, on va tous crever !"

 

 

 

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beastbuk@gmail.com 03/02/2011 23:43


Wesh cousine, ça va bien ou bien? Tranquille?


Elisa 02/02/2011 09:47


Ouaich cousine, t'as perdu ta rotule, c'est la misère !