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Les 100 ciels

une globule méchante jetée nonchalamment sur le monde

Une page est tournée ...



Le rêve de Cameron ...

Il y a bien des années que James Cameron rêve d'AVATAR. Déjà, à l'époque du bateau qui coule (Titanic) il y pensait tout le temps. C'est vrai qu'AVATAR n'est pas un film comme les autres. Pour ceux de ma génération, vous souvenez-vous du choc ressenti lors votre premier visionnage de Star Wars en 1978 ? AVATAR va vous faire le même effet et vous retourner comme une crêpe. Il est évident qu'il y a un avant et qu'il y aura un après AVATAR, toutes les lignes viennent de bouger, tous les codes ont changé, le cinéma s'offre une renaissance grandiose. On ne peut même pas dire que cette oeuvre va révolutionner le cinéma fantastique, non, elle va simplement, et je pèse mes mots, révolutionner le cinéma dans son ensemble.Tout ce que vous allez y voir est nouveau, dans le fond comme dans la forme. Préparez-vous à prendre une claque monumentale.  (et moi je me rends compte combien ça va être dur de vous parler d'AVATAR sans vous en parler).

Cameron crée un sentiment nouveau ...

Rédiger une critique d'AVATAR semble impossible pour plusieurs raisons :

- AVATAR n'est pas un film mais une expérience humaine
- AVATAR doit se voir sans trop en savoir
- AVATAR n'a aucun équivalent existant

En créant Pandora, un monde loin de nous où nos similarités avec les êtres y vivant (les Navi) sont aussi formidables que nos différences y sont abyssales , Cameron nous embarque dans un univers si précis, si riche, qu'il semble réellement exister. En outre, il réussit le tour de force phénoménal de créer un attachement profond entre les Navi, pourtant si bizarres à première vue, et le spectateur. Le thème du LIEN est omniprésent dans AVATAR, et c'est d'ailleurs comme ça que commence l'histoire du film : créer un lien avec les Navi, gagner leur confiance, pour, évidemment, puisqu'il y a des humains, leur piquer leurs richesses. On pense évidemment aux conquistadors débarquant sur "un ailleurs", et venant piller des terres tout en sacrifiant sans scrupules des peuples. D'ailleurs, on entend souvent le terme de "sauvages" qui n'est pas sans rappeller ces périodes dramatiques de notre propre histoire. Les Navi ont une foi profonde et leurs propres croyances, encore un parallèle avec la colonisation que l'on connaît, mais Cameron élève cette spiritualité avec l'idée d'un lien indéfectible et puissant entre les Navi et la nature...lien que vont tenter de saboter les humains et leurs gros sabots. C'est là qu'intervient Jake, un marine sur fauteuil roulant, embarqué malgré lui sur Pandora. C'est grâce à son avatar, piloté par la pensée, qu'il va tenter d'entrer en contact avec les Navi. Mais sans rien vous dévoiler de l'histoire, ce dédoublement va agir sur lui comme une renaissance, libérant son corps (le fait qu'il soit handicapé est important) et son esprit, pour le conduire vers un sentiment universel : l'amuuuuuuuuuuur !
Mais ce qui est étonnant lorsque l'on se plonge dans AVATAR, c'est qu'en plus de l'expérience nouvelle dûe aux effets spéciaux, à la 3D lissant encore plus l'image, et à l'adoption d'un nouveau monde, on se sent pris d'un sentiment nouveau difficile à nommer. Cameron va obliger Larousse et ses potes à ajouter un mot dans le dictionnaire, car son oeuvre est un dépucelage en règle, et il est assez formidable de vivre cette nouveauté, et d'envoyer à notre cerveau des tas de nouvelles données insensées.

Le nouveau monde ...

Il serait inutile d'user de superlatifs pour vous dire combien ce film est beau, il faut le voir pour le croire. Pandora c'est comme dans Abyss mais en plus dingue, plus beau, plus riche. Pandora a une végétation particulière, une faune spécifique, tout est ingénieusement bien trouvé, on s'emerveille en permanence comme un enfant découvrant un nouveau monde. Le premier regard posé sur les Navi est étrange car ils sont si proches de nous et si éloignés, ils paraissent démantibulés, puis on se rend compte combien ils sont beaux, fluides, souples, et VIVANTS ! Regardez bien leurs yeux, leurs oreilles, leurs mouvements, c'est juste phénomènal, et on imagine les heures de boulot pour Cameron et ses équipes de créatifs pour mettre sur pied des extra-terrestres avec un cahier des charges bien carré :

 

- les Navi ne devront pas faire rire

- les Navi doivent impressionner

- les Navi doivent troubler

- les Navi doivent créer un attachement fort, nous ressembler tout en étant poétiquement différent

Bref, créer un être crédible qui puisse retourner notre cerveau et notre coeur : pari réussi haut la main.

Et puis, parmi les moments forts (environ toutes les 5 secondes), il y a des moments très très forts qui vous empoignent et vous secouent dans tous les sens. Comme je ne veux rien vous dire pour vous laisser le plaisir de la surprise, il y a une scène incroyable vers la fin, scène de la véritable découverte de l'autre, de l'étranger, qui montre la naissance d'une union entre deux être et donc deux mondes différents, et qui, puissament, nous démontre que l'univers tout entier est régit par les mêmes règles universelles, et que tout est possible, que les liens entre les êtres vivants dépassent toutes les frontières de l'imaginaire. GRANDIOSE. Ainsi, il y a des tonnes de thématiques soulevées par le film : la peur de l'autre, la découverte de soi, la découverte de son karma et l'atteinte de son nirvana intérieur, la foi et la spiritualité, l'importance du passé et du souvenir, et bien d'autres encore.

Je veux y retourner !

Cerise sur le cake, la tension dramatique et émotionnelle est divine. Comme Jake, on a envie que d'une seule chose : retourner sur Pandora, retourner dans le rêve d'AVATAR. Allez-y, courez-y, volez-y, le monde d'AVATAR va vous coller aux basques un bon moment. Nul doute qu'une suite est prévue dans la tête du dieu Cameron, il serait bien triste d'avoir crée un tel monde foisonnant pour le laisser tomber maintenant. Et quand la suite sortira, on ira, parce qu'on aura l'impression de retourner auprès des siens, auprès d'une famille qui nous aura vraiment manqué pendant toutes ces années.

Catégorie d'AVATAR : CHEF D'OEUVRE

(et en plus y'a Sigourney Weaver qui a le cran de retourner dans l'espace après Alien et elle a encore son petit débardeur qui lui va si bien, et voilà quoi, vive Sig !)

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K.


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YAL 27/12/2009 15:46


¨c'est vrai, Avatar est très beau.
Créatif aussi..et , fait exceptionnel, les dialogues ne sont pas débiles !( cf 2012)

Bien sur, un scénario de conte de fées( même naïf par moment), mais on ne s'ennuie pas devant ce flot d'images très originales.
Quelques visuels qui semblent tout droit pompés de chez Moébius( mais dans le doute, on va dire que c'est involontaire( ??!)

Bref, ça vaut le coup de le voir,j'y retournerai, je n'ai vu que la version 2D.


c'est moi qui commande ! 18/12/2009 14:25


Ce commentaire est ininteressant.
Huhuhu.


kamepit 18/12/2009 13:44


bon, alors j'irai pas le voir ... t'facon y'a astro le petit robot et ca, ca cartonne sa reum !


petitbandit 17/12/2009 10:24


c noter ! vais decider mon z'homme pour y aller ! lol


c'est moi qui commande c'est pas mon avatar! 17/12/2009 09:52


Oui je sais, tu te méfies beaucoup des buzz médiatiques. Mais, tente ... j'attens ta propre critique pour voir, car depuis quelques articles nous ne sommes pas d'accord. Ce qui me fait penser que
concernant 2012, je ne reviens pas sur le fait que j'ai adoré le spectacle, mais il est vrai qu'aujourd'hui, 3 semaines après, il m'en reste plus grand chose, contrairement à des oeuvres comme
AVATAR qui laissent une trace, je pense, indélébile. Hop !