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Les 100 ciels

une globule méchante jetée nonchalamment sur le monde

Pas de rabais sur la connerie

Certains comportements humains ont une fâcheuse tendance à mettre en exergue (l'exergue étant une sorte d'érection de la pensée) l'indicible connerie humaine que ce blog affectionne tant.

La connerie est tellement infinie, qu'elle reste une source abyssale, un puits sans fond, et une merveilleuse mine à idées pour tous les blogueurs du monde entier.

 

On notera parmi ces comportements : conduire une voiture, tenir un guidon de moto, la fête à l'andouillette avec buffet  à volonté (la bouffe rend con, alors la bouffe gratuite, j'vous raconte même pas), galoper après des animaux pour les tuer en jouant (mal) de la trompette des bois ou cor, (tenter de) trotter à côté d'un coureur du Tour de France en sandalettes...etc...etc...on ne va pas y passer la nuit.

 

Janvier est un pic dantesque de connerie humaine à base de superficialité titillée par le porte-monnaie, puisque c'est la période des ...soldes !

Ahhh les soldes ! Posséder pour moins cher !

On dit que le ridicule ne fait point trépasser, et quel dommage mes amis, car en janvier, on élaguerait un peu...

 

---------------------Séquence : j'ai envie de vous choquer très fort----------------

 

Certains attendent le jour des soldes comme un événement absolument incroyable qui va changer leur vie pour toujours. J'écris "certains", je devrais écrire "certaines" puisque ce toc compulsif qui revient plusieurs fois par an concerne essentiellement les femmes qui, pour compenser le fait qu'elles sont mal ch'pougnougnée par leurs maris, dépensent à tort et à travers.

Oui, le monde est ainsi fait, la frustration de l'horizontalité entraîne l'alcoolisme et le tiercé chez les hommes, et le découvert bancaire chez les femmes.

 

----------------- ----Fin de la séquence : comment j'vous ai choqué très fort--------

 

Ainsi, le premier jour des soldes, dès l'aurore, alors que la grille des magasins est encore fermée, les clients trépignent et s'impatientent.

Oui, mesdames et messieurs, et surtout vous les enfants (hommage non dissimulé à Jacques Martin), nous vivons dans un monde où certains courent pour fuir les tirs de roquette (aucun rapport avec la salade), quand d'autres trottent pour acheter une gaine en promotion.

Certes, on ne peut s'empêcher de vivre parce que le malheur règne ailleurs, très loin de nous, à environ 5 heures d'avion, mais moi je dis que ça n'empêche pas d'être intelligent.

 

Ainsi, certains décérébrés humains prennent les magasins pour des paradis sur Terre.

En fait, magasins et drogues sont de la même famille. Les deux compensent et font planer, rendent addicts et totalement malades lorsque l'on tente d'en prendre moins souvent. Dans les deux cas, ils créent l'irréel, qui comme pour beaucoup d'autres choses ici bas, permettent de sortir (un peu) du cruel monde réel qui pique les yeux.

Les deux sont des combleurs de vide qui entretiennent le vide comme Facebook ou TF1.

Heureusement que le temps nous est compté, on se comporte comme si le pass de vie qui nous est attribué était illimité. Je vous rassure : non, on va tous crever (en vous souhaitant une agréable semaine !).

 

On peut donc voir à la télévision, des scènes qui ne sont pas sans rappeler les arènes romaines.

Les gens se ruent dans les rayons, ils se jettent à base de roulé-boulé sur l'objet tant convoité, ils s'aggrippent en levrette sur une paire de chaussettes ou une télévision, pour protéger leur dû remporté dans la sueur d'un trot enlevé de 45 secondes.

Des petits malins tentent de chaparder le bien à base de petits mouvements savamment orchestrés des bras et des jambes dignes d'une finale olympique de judo.

La victime apeurée, joue des coudes pour conserver son précieux, cette scène n'étant pas sans rappeler le final de Titanic quand Léonardo DiCaprio tente de monter sur le buffet suédois pour ne pas terminer avec un batônnet d'esquimau dans le cul.

(Note de l'auteure : je parle bien sûr ici de la glace ou sorbet, et non pas du mec en fourrure de phoque qui vit dans une maison surgelée nommée aussi igloo. D'ailleurs j'ai jamais compris comment ça se passait en été).

On se tire les cheveux, on se fait du mal, on court sans s'échauffer prenant à chaque seconde le risque d'un claquage cervical si vite arrivé chez ces gens là, ça se bave dessus, ça s'insulte, on donnerait ses gosses pour ce petit pull marron-jaunasse soldé à -70% lors de la seconde démarque, on se hait, et on se bouscule pour une chaine hi-fi et un iPhone...

 

Moi ce qui me fait très peur, au-delà du fait que toutes ces personnes sont totalement ridicules et méritent de mourir étouffés dans le bac à culottes en promotion, c'est que si demain c'est "Le jour d'après" comme annoncé par Chimène Badi, ben on est sacrément dans la merde pour se serrer les coudasses entre humains.

 

Les soldes, ou le meilleur moment de l'année pour constater qu'une fois de plus, AVOIR ne rime pas avec ÊTRE.

 

Amen !

 

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Next :  prochain article en fusion totale avec l'actu, les contes de fées revisités à la sauce gay friendly !

 

 

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K.


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Sékateur 21/01/2013 18:32

cf Days de James Lovegrove... bon, c'est pas un roman sur les soldes, mais ça s'en rapproche pas mal...