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Les 100 ciels

une globule méchante jetée nonchalamment sur le monde

Mes amis, mes amours, mes emmerdes (1ère partie, avec des poneys)

Aujourd'hui, comme j'ai envie de bien ricaner, j'ai décidé de vous faire partager mon passé, chose assez rare sur ce blog, puisque comme vous le savez, l'éthique de ce lieu est de ne pas vous bassiner les coudes avec ma vie privée dont vous n'avez rien à secouer et vous avez bien raison, mais plutôt de parler de certaines de mes aventures uniquement dans le but d'enrichir ma théorie darwinesque sur les cons. Aujourd'hui, entorse exceptionnelle à ce procédé (procédé qui se déroulera en 4 parties), puisque j'ai une envie subite et folle de vous parler de mes ex. Pourquoi ? 
1/ D'abord parce que comme j'ai ENFIN trouvé la fameuse âme soeur que l'on cherche tous, je peux mieux juger/jauger mes ex
2/ Ensuite, parce que je crois que j'ai besoin de vider le sac de merde qu'elles m'ont laissé.
3/ Et pour finir, parce que y'a de la matière pour mon Encyclopédie des Cons, vous allez voir, on va bien rigoler.

Je m'en vais donc vous conter le profil de ces malades mentales avec lesquelles j'ai courageusement vécu, et pour être sûre de ne pas tomber dans des jugements hâtifs et faux, je vais vous parler UNIQUEMENT  de celles avec qui j'ai fait toit commun, parce que si j'vous parle en plus de mes aventures abrégées, on n'a pas fini, et là encore n'y voyez aucun égo démesuré de ma part, maintenant qu'on se connait, vous savez combien je suis honnête et que je n'en rajoute jamais.

La prof d'équitation qui sent le poney

A l'époque j'avais 20 petites années, j'étais jeune et encore fraîche, avec en plus, un mollet extrêmement ferme. Je débarquais seule sur Paris avec juste mon courage et mon slip Petit Bato. J'ai connu cette personne/truc/machin  sur minitel. Oulala, vont dire les plus jeunes, c'est quoi un minitel ?

 ouh làlà que c'est mooooocheu !

Bon alors c'était une petit boîte marron cacadoi ou noir obscur, qui se connectait sur des sites comme internet, mais en lent et en moche. Les gens du minitel faisaient croire que ça remplaçait l'annuaire, mais en fait c'était une excuse détournée pour se connecter à des sites érotiques wéwétiens pour se miroiter le pistil. Bref, donc elle avait environ 8 ans de plus que moi et elle avait la voix de Muriel Robin, mais pas son humour, dommage. Elle apprenait aux enfants à monter sur des poneys, et je peux vous assurer que vivre avec quelqu'un qui travaille avec des animaux est loin d'ête évident, en gros, ça schlingue d'un peu partout, tant que parfois, même le gel douche à la fleur de Jojoba ne peut atténuer l'odeur de pré et de foin anémié. Ses autres hobbies étaient : sa mère et l'alcool. Yahou ! Comment on va bien s'amuser toutes les deux dis donc !

Sa mère/ ma belle-mère/ mon cauchemar/ le monstre pas gentil/ la nazillarde de banlieue


Oh, une femme avec sa belle-mère... elles semblent heureuses ! Mais en fait on ne voit pas la grosse hâche électrique que cache la vieille sous son fauteuil de massage. Dans quelques secondes, la pauvre jeune femme va déglobuler inopinément

Sa mère, comment dire, était une grosse allemande mal enbouchée et très raciste. J'avais 20 ans, et j'étais un peu sotte pour arriver à supporter des connards pareils, mais la non-expérience apporte étrangement une tolérance exacerbée. Les seules discussions pendant les repas : l'équitation (youpi) et ces salauds d'étrangers. A vomir. En plus, cette conne ne m'aimait pas, moi pourtant si incroyable, mais elle pouvait pas me pifrer la grosse. Un jour, son mec, un gringalet soumis, m'a demandé si moi-même j'avais bien mes papiers en règle, parce qu'étant un peu mate et brune, on sait jamais, je venais peut-être de l'Arabie ou un truc dans le genre. Eric Besson et Brice Hortefeux réunis avant l'heure quoi.
J'avais retrouvé un jour une lettre de sa déglinguée de mère, envoyée à sa fille, pour lui demander si vraiment, elle avait fait le bon choix en étant avec moi. Sympa la belle mère ! Je la soupsçonnais aussi de le faire exprès, lorsqu'on venait dîner, de cuisiner des pieds de porc avec du poil de couenne dessus, parce qu'elle savait très bien que je détestais ça. Je refilais le jarret en douce aux chiens sous la table, c'était horrible, je haïssais ces moments à la con.
Et comme mon ex ne vivait que par et pour sa mère, ne sachant rien faire par elle-même, l'autre conne appelait à la maison tous les 4 matins, juste pour nous mettre en ordre de bataille pour : faire nos courses, nos papiers, nos trucs et machins que ça la regardait pas cette grosse vache, excusez mon impolitesse mais vraiment hein, y'a des meurtres qui se perdent. C'est tout juste si elle nous appelait pas pour savoir si on avait bien fait notre caca quotidien.

Le week-end qu'il est troooop biiiien/ l'Enfer/ les Limbes/ le Pandémonium/ les rives du Styx

Le week-end était TOUJOURS un grand moment de solitude (pour moi) :
le samedi, formidable samedi, toute la journée au centre équestre à s'occuper du cheval de la famille.
Imaginez le tableau : elle sur son cheval à faire ses trots enlevés ridicules, moi emmitouflée dans ma doudoune polaire à attendre que ça passe. Non, je n'avais pas le droit de rester douilletement à la maison les deux pieds dans mes chaussons, fallait que je vienne, parce qu'un couple ce sont des concessions, mais ATTENTION hein petite sotte, uniquement dans un seul sens, faut pas déconner non plus. Donc qu'il pleut, qu'il vente, qu'il tombe des pluies d'acide, je devais suivre. Tiens, maintenant que j'y pense, j'aurais dû aboyer !
Heureusement pour moi, mon imagination travaillait à bloc, et j'imaginais que je foutais le feu aux boxes et que je découpais chaque cheval en steack hâché, tout en frappant ma belle-mère dans les omoplates à lui gueuler dessus "léche moi les pieds grosse garce!". Oui, dans ces moments là, j'étais proche de la folie. Le pire, c'est que le soir, on dinait chez sa mère !
Le dimanche était pratiquement le seul jour tranquille, sauf quand il y avait des concours équestres. Alala, le concours équestre.

Le concours équestre/ la Malédiction/ l'exécration/ la Damnation/ Francis Cabrel


Naaan, ce n'est pas pour jouer au croquet, mais des éperons de concours. Le cheval est parait-il la plus belle conquête de l'Homme, mais il lui faut quand même cravache et éperons pour le manier. Mais imaginez comme c'est grisant d'être en hauteur, à diriger par la seule force de ses cuisses un animal qui préférerait gambader librement dans un pré.Je ne sais pas si ça a un quelconque rapport, mais les cavaliers ont souvent aussi de grosses voitures.

Le concours équestre c'est : des centaines de branleurs cravachant leurs montures, des poufiasses Chanélisées dans tous les coins, des odeurs de merde, de foin, des vendeurs d'éperons lisant le Chasseur Français et pour moi, de longues heures d'attente pour voir MADAME passer avec son canasson, et se planter comme à chaque fois, et donc après, la mauvaise humeur à supporter, sans oublier les odeurs de pied.
Quel bonheur que cette vie que j'ai vécu  pendant ...ah putain... 4 ans et demi ! Je suis tenace quand même !


La tyrannie à la maison/ Le sébum bloqué dans le pore/ la tumeur maligne des oreilles/ la tubérosité abyssale

A l'époque je bossais de nuit, elle de jour, car oui, les poneys ça marchent pas la nuit. Et elle refusait que je sorte dans la journée, sauf pour faire les courses. Mwahaha. Non ce n'était pas un garçon, c'était bien une fille. Donc j'allais au ciné en cachette, je jettais les places à la poubelle, je vivais une seconde vie en douce et j'ai commencé à prendre goût à tout ça. C'était un peu comme dans les films, c'était grisant comme tout. J'ai ensuite dérapé dans l'adultère, et là, c'est devenu mille fois plus grisant. Car même lorsque l'on possède la valeur "fidélité" dans son patrimoine génétique, il est toujours fort amusant de tromper quelqu'un qui vous réduit à une toute petite crotte. Une fois, elle est rentrée, éméchée et très en colère. Elle a pris mon beau lecteur CD tout neuf (oui mes amis, les iPod n'existaient pas) et elle l'a balancé au sol. Je lui ai dit d'aller se faire soigner et en guise de réponse elle a sorti un flingue de sécurité.  Je crois que c'est là que ça a commencé à vraiment merder !

La lettre

Un jour, je me suis enfin barrée. J'ai pris mon slip et mon chien sous le bras et j'suis partie pour toujours. Ben vous le croirez jamais, mais 2 semaines plus tard, je reçois une lettre de...sa mère (!!!) chez mes parents. Et là, pour bien me prouver une dernière fois combien ils étaient cons au cas où j'aurais pas bien compris, elle avait écrit cette phrase insensée et magnifique :

"que tu quittes ma fille, d'accord, mais t'aurais pu au moins faire la vaisselle avant de partir"

Ah, ah, ah ! Cela ne vous fait pas penser à la méchante marraine de Cendrillon vous ?

Demain : un nouvel épisode désopilant de "mes amis, mes amours, mes emmerdes" avec : l'illéttrée aux genoux moches !

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kamepit 18/01/2010 15:29


N'empêche la, après tant de souffrance, j'ai presque envie de devenir sympa avec toi histoire de compenser les 30 premières années de ta simple life ...


c'est moi qui commande ! 15/01/2010 14:08


Pinaise, 5 commentaires, wow, comme quoi ça vous fait réagir la vie privée des autres hein, ahah bande de petits sacripans !
Ce qu'elle est devenue, aucune idée. Des amies qui sortaient bcp m'ont assuré ne l'avoir jamais revu, donc j'sais pas et je dois avouer que je m'en contrefous royalement avec de la royalité dedans.


requiem29 15/01/2010 13:55


Tu excelles dans la narration de ces déboires ! Tu sais ce qu'elle est devenue ?


janpier 15/01/2010 11:19


ralala, c'est digne d'un vaudeville américain voir thriller ! terrifiant et la chute magistrale ! en attendant de lire la suite je te souhaite pleins de bonheur dans ta nouvelle vie !!! bises


Nova 14/01/2010 18:59


Haha les cons, je connais vraiment très bien...
La phrase de la belle-mère à la fin est vraiment magistrale de connerie !