Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les 100 ciels

une globule méchante jetée nonchalamment sur le monde

Article spécial "journée de la femme" : oui, oui, la femme est une souillon !

La publicité a toujours maltraité les femmes, et cela ne semble pas choquer grand monde. Ne parlons pas du monde de l'automobile, pas un salon international de la brouette motorisée sans qu'une femelle ne se frottasse le corps sur un capot rutilant devant des hommes en extase du slip, prêts à sortir le chéquier illico, pensant niaisement que la fille est livrée avec le cric.

Regardez attentivement cette photo datant de l'an de grâce 1951 :

 

 

 

Madame en maillot de bain dans un hangar, le cul nu sur la carrosserie glaciale d'une Simca, et en arrière-plan, des hommes hilares. Pourquoi rient-ils ? A cause des mascottes pourries digne du film Planète interdite avec leur nez en rouleau de PQ ? La présence d'une vanne de Cauet qui passait par là ? Naaan, que nenni. Ils rient parce qu'ils sont gênés, parce qu'une grue dénudée sur l'objet de leur fantasme ça fait une surcharge testostéronale (l'objet du fantasme : la voiture, symbole de puissance et son levier de vitesse phallique qui, une fois en main, donne confiance à n'importe quel gros beauf). La gêne fait rire, tout comme la peur, ces dissimulateurs sont juste les complices d'une odieuse mise en scène tentant à prouver aux hommes que l'essentiel est là : une truffe sur un moteur, c'est ça le secret du bonheur !

 

 

Mais n'oublions pas qu'en toutes circonstances, la femme, même lorsqu'elle fait le ménage, se doit d'être sexy, bonne, et facile à allonger. Voilà ce quoi elle se résume dans l'imagerie des années 50 : oui, oui, je balaie, je repasse, je tiens bien mon foyer, et en plus, je suis une p.... !

 

 

 

Il faut aussi que la femme ait l'air con. Cela permet aux hommes des années 50 de ne pas avoir de complexe neuronal du slip. La femme découvre que l'on peut mettre de la sauce de tomate en... bouteille ! "OH!" s'exclame t-elle benoîtement. Sûrement a t-elle eu la même réaction Betty Boopienne lors de la découverte de l'intimité de son mari pendant la première nuit de noce, puisqu'à cette époque, on savait comment était fait le sexe opposé que quand c'était trop tard : avec la bague au doigt. Loin de moi l'idée de faire un parallèle entre cette publicité et une quelconque pratique sexuelle de type buccale.

 

 

La femme doit, en toutes circonstances, être bien apprêtée. Maquillée, bruschée, de toute façon dans les années 50 elle n'a que ça à foutre. Et bien sûr, pas d'épouse modèle sans...bonne cuisinière ! Bon ici l'exemple est mauvais, monsieur a déboursé 3 salaires pour offrir un blinder en or, et l'autre folledingue elle pond quoi ? Un parpaing.

Les femmes quand même, elles cherchent les emmerdes !

 

Bonne fête à nous les femmes. Punaise, on mérite !

 

 

  

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

K.


Voir le profil de K. sur le portail Overblog

Commenter cet article